Capitaine Chrome, Terre en vue (deuxième escale)

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Bercés par les flots et envoûtés par les embruns, nous avons donc repris moi et mon cher navigateur, la route ou plutôt, la mer. Ce premier voyage a eu pour mérite de nous rappeler comment tout avait commencé. Comment cette belle aventure avait débuté. Comment nous étions arrivés à jeter l’ancre du vaisseau amiral Chrome, dans la baie de San Francisco. Mais le passé c’est le passé, ce n’est pas parce que l’on gagne la bataille, que la guerre est terminée. Il faut sans cesse savoir se renouveler, se réinventer pour viser les sommets et ça personne ne peut l’enlever aux éminences grises de Google.

Mais avant de nous replonger dans le contenu, permettez-moi de m’exprimer un petit peu. Quand je voguais de port en port, j’ai énormément entendu parler, et ce surtout en mal, de mon navigateur fétiche. En mal, bien sûr. Tiens, je vous lance un petit défi. Baladez-vous sur les mers agitées du web, et vous serez effarés de lire bon nombres d’articles et de commentaires totalement hostiles à Chrome (et surtout à Google derrière tout ça). Je voulais donc en parler quelques secondes avec vous. Cela fait du bien de jeter l’encre de temps en temps. 

L’hostilité envers le géant de Mountain View n’est pas un fait nouveau. Pour certains, Chrome serait une passoire en terme de sécurité ou encore l’écran de fumée pour les “datavors” du grand G et donc de l’Oncle Sam. Alors je leur réponds : “peut être, et ? ”. Vous croyez vraiment que la concurrence a les mains toutes blanches et n’utilisent pas vos moindres faits et gestes pour s’améliorer ? Il faut être un brin naïf pour croire le contraire. Pour moi s’améliorer c’est aussi comprendre ses utilisateurs, les observer afin de répondre au mieux à leurs attentes. Et diable, j’en ai assez de ces articles ou de ces vidéos Youtube avec pour slogan “ma vie sans Chrome”, “j’ai quitté le diable Google” ou encore “Edge mon amour” (c’est une bonne blague, je sais). Mais déjà, qui vous a obligé à pactiser pour commencer ? Personne. Et quand bien même. Cette soif de glorification et de revendication est devenue à mes yeux lacrymale. Les argumentaires sont au final flasques, dénués de sens et je sens pour la plupart du temps une amertume guidée par l’envie d’être l’exception divine. Le nouveau guide suprême, l’Ayatollah digital. Si on caricature, on tombe malheureusement soit dans un patriotisme technologique exacerbé (comme si en France nous étions peu regardant) soit dans un escadron de la bêtise car “on m’a dit que” et “j’ai vu dans dans un reportage que”. Je respecte toutes les opinions mais par pitié, étayez vos arguments. Ne vous prenez pas pour les Power Rangers du net avec vos vérités non vérifiées. C’est dit.

Voilà Chrome, j’ai dit ce que j’avais à dire sur le fond. Je ne pense pas que tu m’en veuilles. Après tout, toi et moi désormais nous sommes liés. Je préfère allègrement m’attarder sur ce que l’on peut faire ensemble.

La navigation est ma boussole quotidienne. Je travaille quotidiennement grâce à Chrome, donc au final oui, je vis Chrome. Mon bonheur est tout simple le matin quand je m’assois dans mon fauteuil. Un café ou un maté et mon double clique sur le petit rond quadricolore. Oui car d’un simple double clique, j’ai ma priorité qui s’affiche grâce aux onglets épinglés. C’est comme le dialogue, c’est simple à mettre en place mais au final, pas grand monde n’y pense. Et pourtant, un simple clique droit sur un onglet suffit à activer cette épingle qui restera tout le temps dans mon navigateur. Utilisateurs de G Suite je m’adresse à vous. Je vous demande d’épingler a minima vos mails, votre agenda et votre G Drive. C’est tellement plus confortable au quotidien. Vous m’en direz indéniablement des nouvelles. 

La gestion des favoris est à mon sens ultra intuitive. Comme un sapin de Noël, vous couronnez vos pages et sites web, d’une étoile située à droite de l’omnibox. Ceux-ci peuvent être rangés dans la barre des favoris, libres ou en dossiers (jaunes tiens tiens ça me rappelle vaguement quelque chose). Pratique le loup des mers. 

Petite nouveauté, on peut désormais, lorsque votre compte est lié à un smartphone, envoyer une page Internet sur cet autre appareil. Assez critiqué en général, moi je trouve cela plutôt brillant et assez pratique. 

Désormais répandus dans beaucoup de nos chaumières, les Chromecast et leur folle bande, sont un allié puissant à Chrome. En effet depuis le menu complémentaire du navigateur vous pouvez désormais caster votre contenu en direct sur votre téléviseur par exemple. Qui a dit que Chrome n’était pas un acteur incontournable du petit écran ? 

Parlons aussi des extensions. Pas des miennes, mais bel et bien de celles de Chrome. Vous n’êtes pas sans savoir qu’un (très) riche catalogue d’extensions au navigateur Chrome est disponible. Grâce au Chrome Web Store, j’ai un large panel d’outils me permettant de répondre à mes besoins spécifiques en terme de navigation ou de productivité. Je ne vais malheureusement pas vous réaliser un top ten de mes applications préférées. Subjectivité quand tu nous tiens.

Enfin, pour les moins polyglottes d’entre nous, sachez que Chrome est votre ami à ce sujet en vous proposant quasi systématiquement une traduction de la présente page, si toutefois elle ne serait pas dans la langue de Molière. Sincèrement, what else ?

Alors moussaillon, convaincu ? Evidemment que j’aurais pu étayer mes propos pendant des heures sur Chrome tellement le sujet est vaste et amène à des récits fleuves. Mais un sentiment vaut bien plus qu’un catalogue. Vous en avez désormais l’habitude avec moi.

Sur ce, tracez votre sillon même dans les coins les plus hostiles de votre environnement. Je ne passe pas mon temps à vous persuader de quoi que ce soit, je m’adresse juste à vous comme si vous étiez le reflet de mon esprit. 

Glisse sur l’eau joli bateau, incognito sur le flot de mes mots.

Heartily

Sylvain TORCHOT

Sylvain TORCHOT

Responsable IT et réseaux dans plusieurs collectivités territoriales et également administrateur G Suite. Conteur d'aventures googliennes.

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