Docteur Google et Mister Drive

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En m’asseyant sur ma chaise ce matin, je me suis mis à contempler mon bureau. Je l’ai trouvé insipide, sans personnalisation, enfin le vide quasi sidéral. La barbe. Je vous rassure tout de suite, je ne suis pas là pour me plaindre. Pas besoin de m’envoyer non plus, des peluches ou des cartes postales de vous à La Baule. Mais, je note (la belle) attention. Vous savez, l’abri ne fait pas le moine. A la suite de cela, j’ai tout de suite repensé à tous ces posts sur les réseaux sociaux où l’on assiste régulièrement au concours de celui qui a le bureau (l’entreprise) le (la) plus cool de la Terre. On passe trop souvent du fameux baby-foot, à la quasi réplique des jardins de Claude Monet à Giverny, en finissant par le brunch trois étoiles servi tous les matins. Et indubitablement, j’ai comparé avec mon tonitruant début de journée. La claque. Je suis descendu en salle de pause (arrêtez de vous moquer, je vous entends). Constat encore plus déprimant que mon bureau : pas de jeux, pas plus de ficus ni de pains au chocolat. J’appuie sur le bouton de la machine à café : plus d’eau. Dur!. Je reviens à mon bureau au top de ma forme. (Silence). Hey minute, et si en fait, le cool, le fantastique, que dis-je le sexy, était devant moi ? Je trouve que ces derniers temps, on s’est beaucoup focalisé sur le bien-être au travail (à juste titre) mais si nous réfléchissons bien, où devrait-être ce glamour en premier lieu ? Alors je vous aide. Il est là, devant vous. Mais si là, j’ai dit pas le baby-foot. Google Drive est votre David Charvet (sans short rouge) du quotidien. Alors détendez-vous. Allumez votre bougie au monoï. Posez votre bouée de sauvetage à côté de votre vieux serveur de fichiers poussiéreux, et plongeons main dans la main, dans les eaux cristallines du joyau de Mountain View. 

Avant de parler beauté extérieure, parlons plutôt de beauté intérieure. Vous savez, cette beauté que tout le monde encense, à juste titre, pour le plaisir du coeur et pas des yeux. Comment ne pas succomber alors aux charmes de Google Drive qui, pour moi, réunit énormément de qualités? D’ailleurs, quand on décortique d’un peu plus près l’intérieur de la bête, on s’aperçoit que l’on tombe dans un schéma vraiment très simpliste d’appartenance des documents . J’ai mon espace personnel (Mon Drive) et mon espace de travail collaboratif (Drives partagés). Pour moi qui évoluait avant sur un bon vieux serveur des familles, l’onde de choc fut révolutionnaire. Et bien-sûr pas que pour moi, pour mes collaborateurs surtout. Mais, avant de s’en rendre compte, il a fallu du temps, beaucoup de temps. La réticence quand il s’agit de la nouveauté, a toujours été et sera malheureusement toujours là, sans nul doute. Mais, vous savez quand on associe le mot changement et le mot Google, le cocktail est souvent très explosif. 

Et pourtant, moi qui assure les formations de mes collaborateurs, je me prête souvent au jeu de la comparaison entre l’ancien et le nouveau système. Enfin franchement, dites-moi si je me trompe, mais si on vulgarise et que l’on extrapole un petit peu, “Mon Drive” ne pourrait-il pas s’apparenter à un disque dur cloudé ? Les “Drives Partagés” ne peuvent-ils pas être considérés comme des serveurs de fichiers externalisés dans les nuages ? Et là, les réactions sont toujours les mêmes, dépitées d’être contredites par une vérité vraie. Entre nous, je trouve que cela fait du bien de se faire bousculer de temps en temps, qu’importe ses opinions ou ses croyances. Qui ne se remet pas en question reste enfermé dans sa bêtise. Il m’arrive encore, en 2019, de me faire interpeller par des collectivités territoriales osant mettre en doute, que dis-je en concurrence, ces deux modèles. Je suis effaré de certaines réflexions totalement dénuées de sens. “Hors frontières”, “illégal”, “pas pratique”, ”pas adapté” et j’en passe et des meilleures. Comble du comble, ces personnes n’ont évidemment jamais testé la GSuite. Et puis, excusez-moi, vous aussi là derrière votre écran vous êtes bêtes, on ne peut d’ailleurs même pas utiliser la suite Office. Hors sujet le Sylvain et sa horde de geeks (là, vous pouvez rire). Aussi, je trouve que désormais, le Drive s’est révolutionné en terme d’ergonomie et de services apportés aux utilisateurs. Les Drives Partagés ont largement facilité notre travail collaboratif et contribué à notre confort professionnel. Il faut dès fois se dire les choses, et savoir reconnaître qu’avant et bien, c’était pas vraiment folichon. Car, devoir partager n’importe quel dossier fraîchement créé, à chaque fois, avec tous ces collaborateurs, cela devenait réellement compliqué et surtout chronophage. Nous avions opté pour la solution Lumwork qui nous rendait la tâche beaucoup plus simple et qui remplaçait grosso-modo les Drives Partagés d’aujourd’hui. Mais qui n’était évidemment pas du natif comme les Drives Partagés peuvent l’être. Donc, le système était bien, mais avait ses limites. Finalement, Google a écouté ses utilisateurs et alléluia, de bien belle manière. 

Bon, ok sous le capot c’est l’hippodrome de Longchamp, mais si on parlait un peu carrosserie ? Oui car, avec désormais beaucoup de recul, il faut bien appeler un chat, un chat. On a vu beaucoup plus chatoyant à l’oeil qu’un serveur de fichiers. Que ça soit du côté soft, que du côté hardware. Qui a dit que l’esthétisme ne devait pas aussi être pris en compte lors du choix d’un outil de travail ? Non mais sincèrement, travailler toute la journée avec ces maudits dossiers jaunes au bout du nez, avec un look datant du siècle dernier, me donnait la nausée. Mais attendez….. « Pouce », comme dirait mon fils. Je repense à quelque chose. Et si en fait, cette inévitable iconisation du serveur de fichiers, était en réalité due à la mise sous hypnose de nos collaborateurs par le biais de ce jaune fadasse ? Eurêka ! Oh mon Dieu. Appelez Mesmer. Et vite ! On peut encore sauver des vies.

 

Pour redevenir sérieux sur quelques lignes, ce que j’aime également avant tout avec le Drive, c’est son design. Sincèrement, c’est joli à voir non ? l’ergonomie est poussée pour moi à son paroxysme et wow, ça fait du bien ! Alors, je n’ai pas besoin d’organiser des concours de chaises roulantes dans les couloirs ? Ni encore besoin de prendre un selfie à chaque fois qu’un nouveau collaborateur rentre dans mon bureau ? Notez que je lance #DriveOrNotToDrive. La vraie richesse au quotidien se trouve véritablement devant nos yeux. On a trop tendance, à juste titre, à se focaliser sur notre pain quotidien en oubliant que l’outil mis à disposition est aussi beau que bon. Prenez ne serait-ce que cinq minutes pour réaliser ceci. On a par le passé, trop souffert d’applications insipides car il fallait plutôt montrer ses muscles que de s’en servir réellement. Sans maîtrise, la puissance n’est rien. (Et c’est pas moi qui le dit)

 

Google Drive a révolutionné notre façon de travailler, de collaborer, d’interagir. Chose qui était pseudo acquise avant. Enfin, sur le papier (numérique). Car en réalité, les frontières du travail en commun étaient fermées, verrouillées à triple tour. Ne rejetons la faute sur personne. Entrons tout simplement de plein pied dans cette nouvelle ère, la tête dans les nuages.

 

Je préfère rêver en haute altitude, que de chercher mon chemin dans le brouillard. 

 

Heartily

 

Sylvain

 

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