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Est-ce que le Cloud est un gouffre écologique ?

Pourquoi faire un article sur ce sujet puisqu’il suffit de regarder la consommation des data center (centres de données) pour avoir la réponse à cette question ? Eh bien parce que j’ai réfléchi à la […]

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Rédigé par Xavier Michetti - il y a 2 ans et modifié le 07/05/2024 à 11:15

Ce que vous allez découvrir

  • Des arguments convaincants
  • Donc le Cloud, c’est écologique !

Est-ce que le Cloud est un gouffre écologique ?

Pourquoi faire un article sur ce sujet puisqu’il suffit de regarder la consommation des data center (centres de données) pour avoir la réponse à cette question ? Eh bien parce que j’ai réfléchi à la question et la réponse que je vais donner dans cet article n’est pas aussi simple. 

Si vous avez lu mes précédents articles et notamment celui sur le machine learning, vous comprenez que les data center ont été créés pour traiter des gros volumes de données et sont par conséquent constitués de beaucoup de machines puissantes. Naturellement, toutes ces machines consomment beaucoup d’énergie, et en plus, il faut les refroidir, ce qui nécessite dans la plupart des cas de la climatisation. Alors en quoi est-ce que le Cloud est écologique ?

Cloud : pollution des data center (impact écologique)

Des arguments convaincants

Google sait que l’écologie est un point sensible et communique beaucoup autour de ce sujet en se voulant éco responsable. En revanche l’argument qui est d’acheter l’équivalent de ce qu’ils consomment en électricité verte et énergies renouvelables n’est pas le meilleur. En effet, même si cela encourage la production de ce genre d’électricité, cela en augmente également le prix. La demande est plus forte mais la production est limitée ce qui rend l’accès plus difficile aux autres.

Le principal argument en faveur des data center est la centralisation et la mutualisation. La consommation électrique étant un des principaux centres de coût, les acteurs du domaine ont tout intérêt à réduire leur consommation énergétique. C’est pour cette raison que Google a relevé la température de fonctionnement de ses salles de machines afin d’économiser les consommations d’énergie en climatisation. Ces acteurs ont tout à gagner en investissant pour faire des économies d’énergie que ce soit en termes d’image et surtout financier. Ce qu’une entreprise isolée ne pourra pas mettre en œuvre car le retour sur investissement ne lui sera pas favorable.

Il faut bien comprendre qu’avant l’avènement du Cloud et autres data center privés, les machines étaient réparties dans toutes les entreprises, voire même sur la plupart de leurs sites (avant, le réseau n’était pas aussi performant qu’aujourd’hui en terme de débit et de fiabilité, il était préférable de disposer de serveurs sur les sites importants pour garantir le bon fonctionnement du système). De ce fait, les salles de machines étaient souvent mal isolées et sur-refroidies pour limiter les pannes. En effet, il est préférable de payer un peu plus cher en électricité que de payer quelqu’un pour surveiller 24h/24 la température, de même il vaut mieux mettre plusieurs climatisations pour le cas où on aurait une panne. Tous ces coûts étaient dilués dans les frais de fonctionnement des sites et n’apparaissaient pas clairement dans les bilans. Aujourd’hui avec les data center on peut mieux les mesurer et mieux les contrôler.

Enfin, il y a tous les coûts énergétiques des livraisons de serveurs et autres pièces détachées ainsi que les interventions de spécialistes en cas de panne. Avec un parc de machines hétéroclites et disséminées, ces coûts ne sont pas négligeables. Au contraire, en regroupant des machines standardisées avec des stocks de pièces de rechange, on diminue l’impact écologique. De même, une machine qui n’est plus utilisée peut être mise à disposition d’un autre client, et on peut également plus facilement industrialiser la partie recyclage des machines devenues obsolètes.

De plus, les Cloud les plus avancés proposent des services qui mutualisent les ressources. C’est-à-dire que les ressources sont partagées entre les différents clients, cela optimise leurs utilisations. On pourrait penser que cette mutualisation se fait au détriment des performances, mais bien au contraire, cela permet aux clients de disposer de la puissance lorsqu’il en a réellement besoin et donc de mieux gérer les pics de charge et les moments creux.

Image de référence

Certains acteurs comme Google communiquent largement sur le sujet. Ces derniers fournissent des tableaux de bord sur l’empreinte carbone spécifique à votre consommation et donnent un indice d’efficacité énergétique de leurs datacenters (https://www.google.com/intl/fr/about/datacenters/efficiency/).

Vous trouverez plus d’informations sur les actions de Google dans ce domaine et sur l’impact environnemental en cliquant sur ce lien sur Google et le développement durable.

Donc le Cloud, c’est écologique !

Le plus gros problème que pose le Cloud en terme écologique, c’est qu’il a démocratisé et accéléré l’utilisation du Big Data. Grâce au Cloud, c’est plus facile de disposer d’une grande puissance de calcul et on a tendance à s’en servir.

Je pense que vous comprendrez où je veux en venir. Le problème écologique n’est pas qu’un problème d’outils. Disposer d’outils performants écologiquement est un plus mais le plus important, c’est l’utilisation de ces outils. Donc c’est à nous experts et utilisateurs de faire le travail le plus important, si on utilise trop cette puissance, on encourage les professionnels à nous fournir toujours plus de puissance et c’est un cercle vicieux pour l’environnement.

Qu’est-ce qu’on peut faire de mieux ou de plus ? Je ne vais pas vous donner de conseils sur le choix de vos projets et leur rentabilité, c’est la base de tout projet d’entreprise et je sais que c’est déjà une de vos préoccupations majeures. 

En revanche je pense qu’on peut utiliser le Cloud de façon plus efficace si on privilégie les solutions à ressources mutualisées reposant sur des micro-services (Pour GCP les plus connus sont : les Cloud Fonctions, App Engine et Big Query) plutôt que de faire de la réservation de ressources (location de VM ou de processeur sur le long terme), et ainsi réduire l’empreinte énergétique et environnementale. En effet, quand on réserve de la ressource, on est obligé de surdimensionner la configuration pour faire face aux pics de charge, ce qui fait que la plupart du temps les ressources ne sont pas utilisées de façon optimale et c’est du gaspillage énergétique. Mutualiser les ressources permet de n’utiliser les ressources qu’au moment où on en a besoin. Le reste du temps, ces ressources sont utilisées par d’autres personnes. De plus, cela permet de mieux gérer les pics de charge puisqu’on aura accès à plus de puissance ponctuellement. C’est un avantage que le Cloud nous apporte et on peut tous y gagner car on pourra plus facilement gérer l’énergie dont on a effectivement besoin et donc limiter notre consommation et notre impact écologique.

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