Capitaine Chrome, Terre en vue ! (Première escale)

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Du plus novice au plus aguerri, nous sommes tous et toutes des navigateurs. Nous aimons tous les jours, traverser les mers de données les plus brumeuses, les océans d’informations les plus vastes en prenant les courants d’Internet les plus favorables. Il arrive souvent de nous retrouver au beau milieu du pot-au-noir digital, ne sachant quel courant web nous emportera, sûrement malgré nous vers des péninsules lointaines. Nous sommes tous des marins au quotidien. Oui, nous aimons faire confiance à notre navigateur. Il ne fume pas la pipe et n’arbore pas de barbe grisonnante. Loi Evain oblige, il se pare plutôt de blanc quand il navigue à vue et de noir quand il est, l’incognito des abysses.

Oui comme 62% des personnes vivant sur la planète bleue, j’ai décidé de faire confiance à Google Chrome pour rythmer mes journées. Qui de mieux pourrait le faire ? A part Apple, qui lui décide de naviguer sur Terre avec son Safari, et vient encore truster une existence sur le web, personne n’a été de taille à lutter. Attention, je ne dis pas pas que le descendant de Godzilla, l’Opéra de Verdi ou encore l’imbuvable duo de Seattle sont mauvais. Juste que la compagnie maritime de Mountain View est maîtresse du flux web mondial et ce depuis maintenant 2012. A juste titre soyons francs.

Comment ce navigateur est-il devenu si incontournable dans nos machines ? Tout bonnement, Chrome est arrivé au moment où la concurrence était au quasi point mort. Internet Explorer, le bien nommé, était en totale perte de vitesse. Chrome arriva sur son navire blanc et offra immédiatement un surf beaucoup plus rapide et fluide. Quand tu viens de la Californie, évidemment, ça ne s’invente pas. Et dire que les premières lignes de codes du futur navigateur ont été écrites par un ingénieur danois de Google dans une petite ferme danoise…on est loin de San Francisco mais près du génie. J’ai pas Thor. 

Bien aidé au commencement de l’aventure par Sony qui l’installa par défaut sur ses machines en lieu et place du navigateur des bacs à sable, Google réalisa un vrai tour de force, projetant la lumière du phare Internet sur son bateau amiral. Et puis il faut se le dire, chez Google la politique de déploiement mes moussaillons, c’est du sérieux. On ne prépare pas la guerre avec trois barques et une épée rouillée. Non, Google a déployé immédiatement et de façon spectaculaire, l’artillerie lourde. Les mises à jour étaient mensuelles là où les concurrents s’efforçaient d’enlever la poussière qui s’était accumulée sur la proue du bateau. Ces mises à jour ont renforcé la sécurité et le confort end user de tous les matelots de la Terre. L’écart en terme de part de marché n’a cessé d’être réduit avec IE jusqu’à l’inévitable dépassement durant l’année 2016. Le vieillissant loup des mers de Seattle a dû admettre amèrement son dépassement dans la route du ROM. Son remplaçant est arrivé. Vous n’étiez pas au courant ? Mais si seul son nom est fonctionnel. n’Edge pas raison ?

Mais pourquoi Chrome est le navigateur qui plaît tant ? Pourquoi je ferai donc toutes mes croisières digitales avec lui ? Alors d’accord, il n’offre pas des cocktails gratuits (et c’est bien dommage) mais il sait faire tellement d’autres choses. Tiens, déjà il a un mode incognito. Alors non, Google ne vous envoie pas à chaque téléchargement de Chrome un parfait déguisement pour vous grimer en réplique de Pablo Escobar quand vous surfez sur le Web. Mais on peut essayer de leur suggérer, ça peut être vraiment sympa mais pas très incognito. Plata o Problemo. 

Non ce mode activable depuis le menu complémentaire, en haut à droite du navigateur, est une petite bouffée d’oxygène pour les plus complotistes ou paranos d’entre nous. Il empêche une bonne partie de votre traçabilité sur le web en n’enregistrant ni votre historique ni vos cookies de navigation. En réalité ce mode est surtout pratique, quand on veut se connecter par exemple à une autre session rapidement sans la reconnaissance automatique de votre session Google (hors environnement dédié). Je me sers moi également de ce mode “Vie Privée” pour réaliser des tests de lien, par exemple. Si je dois envoyer un lien Google Drive dans un autre domaine, alors j’aime vérifier son comportement dans une navigation privée. Le résultat est toujours la garantie d’un travail propre et parfaitement paramétré. Un petit conseil au passage comme ça.

Mais Chrome c’est pour moi et avant tout, une ergonomie toujours sans faille de nos amis californiens. Tu peux avoir un bon bateau mais s’il n’est pas taillé pour la course, tu ne finiras pas les mains vissées, à secouer la bouteille de champagne à l’arrivée. Vous aurez quelques éclaboussures de joie, à la limite. Comme toute la G Suite, Google nous flatte et arrive à nous présenter un produit brillant, pratique et surtout agréable à utiliser. L’omnibox (barre de recherche) joue désormais plusieurs rôles, comme celui de moteur de recherche. Idée qui est, je suis d’accord avec vous, bête au départ. Mais oui personne n’avait pensé à ceci avant. Mais force est de constater que là c’est l’Amérique avec un grand A. D’une praticité à faire passer le concours Lépine pour une vulgaire foire aux saucissons. De nouvelles fonctionnalités sont arrivées de plus récemment pour nous utilisateurs de G Suite comme les fameux “.new” dans l’ominbox (sheets.new pour un nouveau tableur par exemple) pour nous rendre la vie encore plus belle avec Chrome.

Alors vous avez aimé cette petite virée avec votre navigateur préféré. Oui je sais vous voulez repartir sur les eaux plus ou moins cristallines du web avec votre matelot adoré. Soyez juste patients, profitez de cette escale pour vous divertir et voir les merveilles de la Terre. On embarque très vite pour la suite de la croisière. 

“La connaissance est une navigation dans un océan d’incertitudes à travers des archipels de certitudes”. Edgar Morin

“Earth”ily

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Sylvain TORCHOT

Sylvain TORCHOT

Responsable IT et réseaux dans plusieurs collectivités territoriales et également administrateur G Suite. Conteur d'aventures googliennes.

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